🌹 LA ROSE DE NOSTRE DAME : le Mystérieux Réseau des Cathédrales… et l’Enigmatique « Rose Nucléaire »

🌹 LA ROSE DE NOSTRE DAME : le Mystérieux Réseau des Cathédrales… et l’Enigmatique « Rose Nucléaire »

Trente-deux ans après sa publication, Planet Actus rouvre un dossier hors norme

« La Rose de Nostre Dame, étrange roman publié en 1994 sous le nom de Félicien, nous entraîne au croisement de la géométrie sacrée, de Notre-Dame de Paris, des cathédrales, des réseaux d’information, des fréquences, du nucléaire et du pouvoir. »

Géométrie sacrée, Notre-Dame de Paris, cathédrales, réseaux d’information, fréquences, centrales nucléaires et pouvoir : en 1994 paraissait un étrange roman signé « Félicien ». Plus de trois décennies plus tard, Planet Actus a décidé de reprendre ce document depuis le début et d’examiner, dans une série d’enquêtes, les étonnantes hypothèses qu’il développe.

Il existe des livres que l’on referme une fois l’histoire terminée. Et puis il en existe d’autres qui continuent à travailler l’esprit longtemps après la dernière page, non parce qu’ils auraient apporté toutes les réponses, mais parce qu’ils ont laissé derrière eux suffisamment de questions pour donner envie de recommencer l’enquête.

La Rose de Nostre Dame appartient à cette seconde catégorie.

Avant d’entrer dans les énigmes qu’il développe, voici l’ouvrage autour duquel va s’articuler cette nouvelle enquête de Planet Actus.

Couverture du livre La Rose de Nostre Dame de Félicien, publié en 1994
Couverture de La Rose de Nostre Dame, de Félicien, publié en 1994 par l’Européenne d’Éditions Chrétiennes Mambré. Cette illustration introduit déjà l’univers symbolique du livre : architecture sacrée, lumière, vitrail et Rose.

Publié en 1994 sous le nom de Félicien par l’Européenne d’Éditions Chrétiennes Mambré, l’ouvrage est présenté comme un roman. Mais cette définition, si elle est exacte, ne suffit pas vraiment à rendre compte de son contenu.

Car derrière l’histoire de Pierre-Emmanuel, personnage rationnel progressivement confronté à un univers religieux, initiatique et scientifique qu’il ne soupçonnait pas, le livre déroule une construction beaucoup plus ambitieuse.

Il est question de cathédrales, de géométrie, de cartographie, de réseaux telluriques, de médias, d’informatique, de pouvoir, de nucléaire et, en arrière-plan, d’une interrogation constante sur la nature même de la connaissance.

Dès ses premières pages, le texte annonce d’ailleurs son intention : l’auteur dit vouloir faire partager au lecteur des connaissances que « le commun des mortels » ne soupçonnerait pas, connaissances que les religieux du récit considèrent non comme le fruit de leur mérite, mais comme quelque chose qui leur aurait été donné afin d’être transmis.

C’est également ce qui explique l’importance de la dimension chrétienne et mariale du livre : elle n’est pas un élément décoratif ajouté à l’intrigue, mais la grille à travers laquelle l’ensemble du récit doit être compris.

Cette précision est essentielle avant d’aller plus loin.

Sortir les cartes les plus spectaculaires de La Rose de Nostre Dame de leur contexte donnerait du livre une image incomplète. Le propos de Félicien n’est pas simplement de révéler une construction géométrique cachée.

Tout le récit oppose deux conceptions de la connaissance : celle que l’homme chercherait à posséder pour accroître son pouvoir et celle qui, dans la perspective spirituelle de l’auteur, devrait au contraire conduire à l’humilité.

C’est dans ce cadre que surgit progressivement ce qui constitue probablement le cœur visuel et intellectuel de l’ouvrage : la Rose des cathédrales.

Une géométrie cachée derrière les cathédrales ?

Le livre raconte qu’un tracé géométrique aurait été découvert à partir de l’implantation de cathédrales françaises et européennes.

La base de cette construction serait une étoile à cinq branches, le pentagramme — également appelé pantalpha dans le texte — à partir de laquelle seraient obtenues, par rotations et prolongements successifs, des figures de plus en plus complexes.

Le centre de cette construction est associé à Notre-Dame de Paris.

À première vue, l’exercice pourrait simplement évoquer ces jeux cartographiques dans lesquels on relie différents monuments jusqu’à faire apparaître une forme.

Mais le roman va considérablement plus loin.

Les personnages soutiennent que la Rose n’aurait pas été créée après coup en fonction de la position des cathédrales : selon eux, ce seraient les cathédrales qui auraient été construites sur une géométrie préexistante.

Cette inversion change complètement la nature de l’hypothèse.

Elle suppose qu’un système d’implantation extrêmement vaste aurait pu exister dès le Moyen Âge et que des bâtisseurs auraient été capables de positionner des édifices sur de grandes distances selon une structure géométrique cohérente.

Le livre est lui-même conscient de la difficulté que soulève une telle proposition. Les personnages évoquent l’ancienneté des cathédrales, les limites de la cartographie médiévale et l’impossibilité apparente d’obtenir avec les moyens de l’époque une précision comparable à celle que nécessiterait une telle construction.

C’est précisément ici qu’il faut distinguer le récit de la démonstration.

La Rose de Nostre Dame affirme l’existence de cette géométrie et propose sa propre interprétation. Cela ne signifie pas, à ce stade, que cette construction soit historiquement ou statistiquement démontrée.

Mais il existe aujourd’hui une différence majeure entre le lecteur de 1994 et celui de 2026 : nous disposons désormais des moyens de reprendre le problème à partir de données beaucoup plus précises.

Figure 1 du livre La Rose de Nostre Dame montrant le pentagramme servant de base à la construction de la Rose
Figure 1 — Le principe géométrique initial présenté dans l’ouvrage : une étoile à cinq branches inscrite dans un cercle, utilisée comme module de base à partir duquel se développerait progressivement la « Rose ».

Cette première illustration est importante parce qu’elle permet de comprendre que le livre ne part pas directement d’une immense carte de l’Europe.

Il commence par un module géométrique relativement simple, dont les personnages vont ensuite multiplier les orientations et les correspondances.

À partir de ce principe, le tracé se complexifie progressivement.

Et c’est ici qu’apparaît une autre figure particulièrement intéressante : la Rose de Paris.

Figure 9 du livre La Rose de Nostre Dame présentant la Rose de Paris et ses correspondances avec plusieurs édifices religieux parisiens
Figure 9 — « La Rose de Paris » telle qu’elle apparaît dans l’ouvrage. Cette construction applique le modèle géométrique à plusieurs édifices religieux parisiens et place Notre-Dame au cœur d’un réseau local que Planet Actus examinera dans la suite de l’enquête.

Cette figure mérite une attention particulière, car elle permet au lecteur de voir comment le raisonnement du livre change progressivement d’échelle.

Avant de relier des cathédrales réparties sur plusieurs régions ou plusieurs pays, l’auteur applique son système à un espace beaucoup plus restreint : Paris.

La légende associée à cette « Rose de Paris » fait apparaître notamment Notre-Dame, le Sacré-Cœur, la rue du Bac, Saint-Gervais, la Sainte-Chapelle, la tour Saint-Jacques et Sainte-Geneviève.

Il ne s’agit donc plus seulement d’une construction abstraite : le dessin prétend faire correspondre sommets, intersections et axes géométriques à des implantations réelles.

C’est précisément ce type de représentation qui pourra être repris dans les prochains volets de notre enquête.

Avec les coordonnées géographiques actuelles, il sera possible de mesurer les positions des édifices cités, de reconstruire la figure et de déterminer jusqu’à quel point les correspondances affichées par le livre résistent à une vérification indépendante.

Le tracé se développe ensuite à une échelle beaucoup plus vaste.

Le livre présente notamment des constructions comprenant davantage de branches ainsi qu’une carte accompagnée d’une longue liste de villes correspondant aux différentes implantations retenues.

Il affirme que cette géométrie pourrait englober un très grand nombre de cathédrales.

Figure 5 du livre La Rose de Nostre Dame présentant la Rose des cathédrales et ses axes géométriques à travers l’Europe
Figure 5 — La construction étendue de la « Rose des cathédrales ». À partir d’un centre associé à Notre-Dame de Paris, le livre fait rayonner de nombreux axes vers des villes et des implantations épiscopales réparties sur un espace beaucoup plus vaste.

Voilà précisément le genre d’affirmation qu’une enquête contemporaine peut tenter de vérifier.

Il est aujourd’hui possible de récupérer les coordonnées géographiques exactes des édifices concernés, de reconstruire les axes, de mesurer les écarts par rapport aux lignes théoriques et surtout de déterminer le niveau de tolérance nécessaire pour faire fonctionner le modèle.

Il faudra également poser une question fondamentale : lorsque l’on dispose de dizaines ou de centaines de points géographiques, quelle est la probabilité de faire apparaître spontanément des alignements remarquables ?

Autrement dit, la question n’est pas de choisir immédiatement entre croyance et rejet.

Elle consiste d’abord à déterminer ce que la géométrie permet réellement d’établir.

Cette distinction entre ce que raconte le livre et ce que nous pouvons vérifier constituera la règle méthodologique de toute notre série.

Quand la Rose quitte les cathédrales

Mais l’une des particularités les plus déconcertantes de La Rose de Nostre Dame est que son raisonnement ne s’arrête pas aux cathédrales.

À mesure que le récit avance, les personnages élargissent leur grille de lecture à ce qu’ils présentent comme des phénomènes énergétiques ou telluriques.

Menhirs, cours d’eau souterrains, lieux sacrés et édifices religieux sont rapprochés de notions que l’on retrouve aujourd’hui dans certains courants de la géobiologie.

Le livre ne présente pas ces propositions comme de simples métaphores.

Ses personnages parlent de « résurgences telluriques », d’interactions entre énergies telluriques et cosmiques, de cours d’eau souterrains, d’axes traversant les sanctuaires et de ce qu’ils nomment un « Réseau sacré ».

C’est précisément ici que notre prudence méthodologique devient indispensable.

Ces affirmations appartiennent au système explicatif développé dans l’ouvrage. Elles ne doivent pas être confondues avec des connaissances scientifiques établies.

Mais elles font partie intégrante du dossier et devront donc être examinées.

Figure 14 du livre La Rose de Nostre Dame montrant le plan d’une église avec cours d’eau et Réseau sacré
Figure 14 — Le livre applique ici sa lecture énergétique au plan d’une église, en faisant apparaître cours d’eau, axes et ce qu’il désigne comme un « Réseau sacré ». Cette représentation illustre le passage de la géométrie des cathédrales vers des hypothèses relevant de la géobiologie et des phénomènes telluriques.

Cette image permet de comprendre immédiatement pourquoi La Rose de Nostre Dame ne peut pas être réduit à un simple jeu de géométrie cartographique.

Pour ses personnages, l’implantation des édifices, leur architecture et leur environnement formeraient les différentes parties d’un même système.

Nous reviendrons séparément sur cette question, notamment sur les références évoquées par le livre, sur l’histoire de la géobiologie et sur ce que permettent réellement d’établir la géologie, l’hydrologie et la physique contemporaines.

Puis le récit franchit encore une étape.

La géométrie quitte les sanctuaires pour rejoindre les grands aménagements contemporains de Paris.

Le ministère du Budget à Bercy devient ainsi l’un des exemples utilisés pour soutenir l’idée qu’une construction géométrique plus vaste relierait plusieurs grands projets architecturaux de la capitale.

Figure 19 du livre La Rose de Nostre Dame montrant le ministère du Budget à Bercy et le tracé du triangle des Grands Travaux
Figure 19 — Le ministère du Budget à Bercy et sa position dans le « triangle des Grands Travaux » selon le tracé proposé dans l’ouvrage. Le livre attire notamment l’attention sur la partie du bâtiment construite au-dessus des quais de la Seine. Cette interprétation constitue une hypothèse du récit et devra être confrontée aux données historiques et architecturales disponibles.

L’image intrigue d’autant plus que le livre ne se contente pas de montrer le bâtiment.

Il attire l’attention sur son implantation au bord de la Seine et affirme que la partie de l’édifice avançant au-dessus des quais permettrait précisément au bâtiment de se connecter à l’un des axes de son fameux « triangle des Grands Travaux ».

Là encore, nous ne présentons pas cette interprétation comme un fait démontré.

Mais il devient possible de poser des questions très concrètes.

Quelle est l’histoire architecturale réelle du ministère ?

Pourquoi cette implantation a-t-elle été retenue ?

Existe-t-il des documents d’urbanisme permettant de reconstruire les décisions ayant conduit à cette disposition ?

Et surtout : le tracé présenté par le livre possède-t-il réellement la précision qu’il lui attribue ?

Puis apparaît une architecture connue dans le monde entier.

La pyramide du Louvre.

Figures 22 et 23 du livre La Rose de Nostre Dame représentant la pyramide du Louvre, les pyramides secondaires et la pyramide inversée
Figures 22 et 23 — La pyramide principale du Louvre, plusieurs pyramides secondaires et la pyramide inversée telles qu’elles sont représentées dans La Rose de Nostre Dame. Le texte associe ces formes architecturales à des propriétés énergétiques particulières. Ces affirmations seront traitées comme des hypothèses à examiner et non comme des faits acquis.

Cette page est probablement l’une des plus frappantes visuellement de l’ouvrage.

Le livre représente la pyramide principale du Louvre, plusieurs pyramides secondaires et la pyramide inversée du Carrousel.

Mais il ne s’arrête pas à leur architecture.

Le texte attribue aux formes pyramidales et sphériques des propriétés énergétiques particulières et cite différents phénomènes qui auraient, selon ses auteurs, été observés sous ou autour de telles structures.

Ces affirmations sont importantes pour comprendre la logique du roman, mais elles devront être examinées avec une grande prudence.

Plusieurs croyances concernant les supposés « pouvoirs des pyramides » ont circulé au XXe siècle. La question sera donc de déterminer quelle est leur origine, quelles expériences ont réellement été conduites et lesquelles ont pu être reproduites dans des conditions contrôlées.

Pris isolément, chacun de ces dessins pourrait sembler n’être qu’une curiosité graphique.

Mais replacés dans la progression du livre, ils montrent quelque chose de beaucoup plus important : la « Rose » devient progressivement une grille d’interprétation globale.

Architecture sacrée.

Implantations géographiques.

Réseaux telluriques supposés.

Grands travaux parisiens.

Pyramides.

Et, quelques pages plus loin…le nucléaire.

Des cathédrales… aux centrales nucléaires

La transition est spectaculaire.

Les personnages quittent progressivement l’univers des édifices religieux et des grands travaux pour observer la localisation des centrales nucléaires.

Ils commencent par relier certaines installations françaises et européennes à différents axes passant par Paris.

Figure 24 du livre La Rose de Nostre Dame présentant les premiers alignements géométriques reliant plusieurs centrales nucléaires européennes
Figure 24 — Premier schéma d’alignements nucléaires présenté dans l’ouvrage. Plusieurs installations françaises et européennes sont associées aux différents axes de la construction. Cette figure constitue l’étape préparatoire à ce que le livre nomme ensuite la « Rose nucléaire »

Puis apparaît la construction complète.

Le texte lui donne un nom sans ambiguïté : la « Rose nucléaire ».

Son module n’est plus une étoile à cinq branches, mais une étoile à six branches.

Figure 25 du livre La Rose de Nostre Dame présentant la Rose nucléaire et les centrales nucléaires européennes
Figure 25 — La « Rose nucléaire » telle qu’elle est présentée dans La Rose de Nostre Dame. Le livre applique une construction géométrique fondée sur une étoile à six branches à une liste d’installations nucléaires européennes. Planet Actus consacrera un volet spécifique à cette carte afin de déterminer ce qui peut réellement être reproduit et vérifié aujourd’hui.

Et l’affirmation qui accompagne cette carte est considérable.

Selon le personnage qui présente les recherches, aucune centrale européenne répertoriée par leur système ne se trouverait en dehors du tracé de cette nouvelle Rose.

Le texte reconnaît parallèlement que certaines installations, notamment à l’Est de l’Europe, étaient plus difficiles à vérifier à l’époque en raison des limites des données disponibles.

Cette dernière précision devient particulièrement intéressante trente-deux ans plus tard.

Ce qui constituait une difficulté technique en 1994 ne l’est plus nécessairement aujourd’hui.

Nous pouvons désormais retrouver l’emplacement de nombreuses installations ayant existé à cette époque, distinguer les centrales nucléaires des autres infrastructures, reconstituer les cartes et comparer les coordonnées modernes au dessin publié dans le livre.

Autrement dit, la « Rose nucléaire » n’a pas besoin d’être acceptée ou rejetée sur la seule impression produite par son illustration.

Elle peut être soumise à l’épreuve des données.

À partir de cette construction, le roman développe ensuite des hypothèses beaucoup plus ambitieuses.

Il évoque les rayonnements telluriques, les fréquences, les vibrations, une éventuelle interconnexion entre plusieurs « Roses », ainsi que de possibles effets physiques ou biologiques.

Ces passages sont probablement ceux qui demanderont le plus de prudence.

Certaines affirmations relèvent de domaines scientifiques précis et ne peuvent être considérées comme établies simplement parce qu’elles apparaissent dans un roman ou parce qu’une carte semble visuellement convaincante.

Elles devront être confrontées séparément à ce que nous savons aujourd’hui en physique, en géologie, en acoustique, en architecture, en géographie et dans l’étude des infrastructures énergétiques.

C’est pourquoi cet article inaugural ne cherche pas encore à résoudre ces questions.

Il les identifie.

Il établit la carte du territoire.

Et il pose les bases des enquêtes qui suivront.

Un livre qui ne parle pas seulement de géométrie

Ce serait pourtant une erreur de réduire La Rose de Nostre Dame à ses cartes.

L’un des aspects les plus surprenants de l’ouvrage apparaît dans les passages consacrés à la circulation de l’information.

Les religieux du roman disposent d’un système qui, replacé dans le contexte du début des années 1990, paraît particulièrement moderne : antennes paraboliques, réception de chaînes étrangères, radios, magnétoscopes, ordinateurs, banques de données et collecte d’informations provenant de plusieurs pays.

L’un d’eux explique que cette organisation aurait été développée après la guerre du Golfe, lorsqu’ils auraient constaté que « l’information n’est pas la même dans le monde ».

Le personnage explique ensuite qu’il ne suffit pas de recevoir davantage d’informations : encore faut-il comprendre leur sélection, leur hiérarchisation et l’orientation générale qui peut en résulter.

Ce passage prend une résonance particulière aujourd’hui.

En 1994, Internet commençait seulement à se développer auprès du grand public. Google n’existait pas encore. Les réseaux sociaux non plus.

L’information internationale restait très largement dépendante de la télévision, de la radio, de la presse et des grandes agences.

Or le roman met déjà en scène quelque chose qui ressemble à une veille informationnelle multicanale : comparer plusieurs sources, confronter les récits provenant de différents pays et tenter de distinguer l’événement de la manière dont cet événement est raconté.

Il serait évidemment abusif d’y voir une « prédiction » d’Internet ou de nos systèmes contemporains d’analyse de l’information.

Mais le rapprochement est suffisamment intéressant pour mériter d’être étudié.

Car derrière les cathédrales, la géométrie, les grands travaux et les centrales nucléaires se trouve finalement une question beaucoup plus large :

qui possède l’information, qui possède la connaissance, et dans quel but les utilise-t-il ?

Cette interrogation traverse le roman.

Elle explique également l’opposition constante que Félicien établit entre pouvoir et service, initiation et grâce, domination et spiritualité.

Dans l’univers de La Rose de Nostre Dame, l’homme peut acquérir des connaissances considérables, mais le danger commence lorsqu’il confond cette connaissance avec un pouvoir absolu sur le monde.

La réponse proposée par l’auteur est clairement chrétienne : la connaissance ne devrait pas conduire l’être humain à se prendre pour Dieu, mais à retrouver une forme d’humilité devant ce qui le dépasse.

Que l’on adhère ou non à cette perspective spirituelle, elle constitue une dimension essentielle de l’ouvrage et permet de mieux comprendre son étrange construction littéraire.

Pourquoi avoir choisi un roman ?

Vers la fin du livre, une scène fournit peut-être une partie de la réponse.

Les personnages discutent de la manière dont leurs découvertes pourraient être révélées au public.

Une présentation trop brutale risquerait d’être incomprise ou rejetée.

L’un d’eux suggère alors qu’un « témoignage romancé » permettrait d’atténuer le choc.

La scène peut naturellement être comprise comme un procédé littéraire.

Mais elle crée également une mise en abyme particulièrement intéressante :

et si le roman que nous sommes en train de lire était précisément ce « témoignage romancé » imaginé par ses propres personnages ?

Il serait imprudent d’en déduire automatiquement que Félicien prétendait témoigner personnellement de tous les événements racontés.

Mais le procédé mérite d’être relevé.

Il explique peut-être pourquoi le livre se situe constamment à la frontière entre récit, exposé, dialogue philosophique et dossier documentaire.

Trente-deux ans plus tard, pourquoi rouvrir ce dossier ?

Parce qu’un livre comme celui-ci occupe aujourd’hui une position singulière.

Ses affirmations les plus extraordinaires peuvent sembler immédiatement invraisemblables à certains lecteurs et fascinantes à d’autres.

Or ces deux réactions opposées risquent finalement de produire la même erreur :

décider avant d’avoir examiné.

Planet Actus souhaite prendre une autre voie.

Depuis 1994, les outils permettant d’étudier certaines propositions du livre ont profondément évolué.

Les coordonnées précises des monuments peuvent être obtenues et croisées.

Les cartes peuvent être reconstruites.

L’histoire des infrastructures nucléaires peut être retracée.

Les archives peuvent être consultées à distance.

Des données cartographiques permettent désormais d’effectuer rapidement des calculs géographiques qui auraient demandé autrefois un travail considérable.

Nous pouvons donc reprendre les hypothèses de Félicien une à une.

Vérifier si les cathédrales citées se trouvent effectivement sur les axes représentés.

Déterminer avec quelle marge d’erreur.

Mesurer ce qui se produit lorsqu’on intègre les édifices qui ne correspondent pas au tracé.

Examiner la Rose de Paris.

Reconstituer les Grands Travaux.

Étudier l’histoire architecturale de Bercy et du Louvre.

Reconstruire les implantations nucléaires européennes de l’époque.

Et examiner ce que les connaissances contemporaines permettent réellement d’affirmer au sujet des fréquences, des phénomènes telluriques ou des propriétés énergétiques attribuées aux monuments.

Il faudra également retrouver les travaux cités dans le roman, examiner ce que l’histoire permet d’établir sur les bâtisseurs de cathédrales et distinguer progressivement les faits mesurables du symbolisme, de l’interprétation et de la construction romanesque.

Ces questions ne trouveront évidemment pas toutes leur réponse dans un seul article.

C’est précisément pour cette raison que ce dossier inaugure une série Planet Actus consacrée à La Rose de Nostre Dame.

Le présent article en constitue le point de départ.

Il fallait d’abord retrouver le document, identifier son contexte, comprendre sa logique interne et permettre à chacun de le consulter directement.

Les prochains volets isoleront les grandes hypothèses du livre et les confronteront à des sources extérieures, à des données géographiques, historiques ou scientifiques et, lorsque cela sera possible, à des reconstructions indépendantes.

Certaines propositions pourront peut-être être écartées.

D’autres resteront indémontrables.

Certaines coïncidences pourront s’expliquer par les mathématiques ou la géographie.

Et peut-être restera-t-il également quelques questions plus difficiles.

Nous ne savons pas encore où cette enquête nous conduira.

C’est précisément ce qui la rend intéressante.

Lire le livre et se faire sa propre opinion

Un principe nous paraît essentiel : lorsque cela est possible, le lecteur doit pouvoir consulter lui-même la source sur laquelle repose une enquête.

La Rose de Nostre Dame est aujourd’hui accessible numériquement par plusieurs voies.

👉 Consulter La Rose de Nostre Dame sur Scribd :
https://fr.scribd.com/document/707495212/la-rose-de-nostre-dame 🔗

Une autre numérisation PDF est accessible publiquement sur Ekladata :

👉 Consulter le PDF de La Rose de Nostre Dame : https://ekladata.com/GBHAAzYumLT1_XLlrWa_lZvU_UQ/la_rose_de_nostre_dame.pdf 🔗

Cette même adresse a également été enregistrée par la Wayback Machine d’Internet Archive :

👉 Consulter la copie archivée par Internet Archive / Wayback Machine :
https://web.archive.org/web/20240805194342/https://ekladata.com/GBHAAzYumLT1_XLlrWa_lZvU_UQ/la_rose_de_nostre_dame.pdf 🔗

Planet Actus ne revendique naturellement aucun droit sur l’ouvrage.

Ces accès sont indiqués à titre documentaire afin que les lecteurs puissent consulter directement la source étudiée, replacer les passages et illustrations évoqués dans leur contexte et se forger leur propre opinion.

Une enquête qui ne fait que commencer

Au fond, la force de La Rose de Nostre Dame ne réside peut-être pas uniquement dans ce qu’il affirme. Elle réside aussi dans la quantité de questions qu’il laisse ouvertes.

Pourquoi cette géométrie ? Que reste-t-il des tracés lorsque nous les confrontons aux coordonnées modernes ? La « Rose de Paris » possède-t-elle réellement la précision que lui attribue le livre ? Pourquoi l’ouvrage rattache-t-il ensuite certains grands aménagements parisiens au même système ? Que faut-il penser du « Réseau sacré », des phénomènes telluriques, des pyramides et, plus loin encore, de cette étonnante « Rose nucléaire » ?

Et surtout : quelle part de cet ensemble appartient à l’histoire, aux mathématiques et à l’architecture ? Quelle part relève du symbolisme ou de la spiritualité ? Et quelle part appartient à la construction romanesque imaginée par Félicien ?

Plus de trente ans après la publication du livre, nous disposons d’un avantage considérable sur ses premiers lecteurs : les outils permettant de revenir aux faits n’ont jamais été aussi nombreux.

Cartographie numérique, coordonnées géographiques, archives historiques, documents d’urbanisme, bases consacrées aux infrastructures énergétiques, publications scientifiques et fonds audiovisuels permettent désormais de reprendre une grande partie de ces affirmations depuis le début.

C’est précisément ce que Planet Actus va entreprendre.

🌹 Cet article est le point de départ d’une série d’enquêtes

Le dossier que vous venez de lire constitue le premier chapitre d’une série Planet Actus consacrée à La Rose de Nostre Dame.

Nous ne chercherons ni à démontrer à tout prix que Félicien avait raison, ni à rejeter ses propositions parce qu’elles paraissent extraordinaires.

Les prochains volets reprendront séparément les grandes énigmes du livre : la géométrie des cathédrales, la Rose de Paris, les bâtisseurs et l’architecture sacrée, les hypothèses liées à la géobiologie et aux phénomènes telluriques, les Grands Travaux parisiens, la pyramide du Louvre et, bien entendu, l’énigmatique Rose nucléaire.

Chaque fois, nous repartirons des documents du livre avant d’élargir l’enquête à des sources extérieures, des archives, des données contemporaines et, lorsque cela sera possible, à nos propres vérifications et reconstructions.

Certaines hypothèses pourront probablement être expliquées.

D’autres pourront être infirmées.

Certaines resteront peut-être impossibles à démontrer.

Et il est également possible que quelques correspondances résistent davantage que prévu à l’examen.

Nous ne connaissons pas encore le résultat de cette enquête.

Et c’est précisément ce qui en fait tout l’intérêt.

🎙️ Une capsule Planet Actus viendra également prolonger ce dossier

Cette enquête ne restera pas exclusivement écrite.

Une capsule audio et vidéo Planet Actus viendra prochainement présenter cet article, revenir sur les principales illustrations du livre et expliquer la démarche de cette nouvelle série.

Elle permettra de prolonger l’enquête sur notre chaîne YouTube et d’ouvrir progressivement ce dossier à celles et ceux qui préfèrent découvrir nos analyses sous forme de narration.

L’article que vous venez de lire restera cependant notre document de référence : c’est ici que seront réunis les sources, les cartes, les liens vers l’ouvrage et les différentes étapes de l’investigation.

La Rose de Nostre Dame vient de rouvrir ses pétales.

Plus de trente ans après sa publication, nous allons maintenant reprendre ses cartes, ses tracés, ses affirmations et ses énigmes.

Une à une.

Avec curiosité.

Avec prudence.

Et surtout avec cette règle qui accompagnera toute la série : ne pas croire trop vite — mais ne pas rejeter avant d’avoir vérifié.

🌹 À suivre sur Planet Actus

Dossier spécial — La Rose de Nostre Dame
Enquête, archives, géométrie, lieux sacrés, Grands Travaux et Rose nucléaire.

Par la Rédaction ésotérique & investigations — Planet Actus

Planet Actus — Informer. Comprendre. Analyser. Se forger sa propre opinion.

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